BEAUMARCHAIS (de) Caron
Auteur dramatique

"Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flateur", celui qui se cache derrière ces mots n’est autre que Pierre-Auguste Caron de Beaumarchais, né le 24 janvier 1732 à Paris. Fils d’horloger, ce personnage haut en couleur fut tour à tour, financier, agent secret, marchand d’armes, écrivain. On lui doit Le barbier de Séville et La folle journée ou le mariage de Figaro chef d’œuvre d’impertinence et de drôlerie. Ardent défenseur de la liberté, il prend part à la Révolution française, sauve sa tête de justesse. Le trépident Beaumarchais meurt le 18 mai 1799 à Paris.

Pierre-Auguste Caron de Beaumarchais est né le 29 janvier 1732 à Paris. Richement marié en 1756, le voilà veuf la même année. Initié à la finance, il fait fortune rapidement et devient lieutenant général des chasses. Remarié en 1768, sa riche épouse disparaît 2 ans plus tard, il hérite, à nouveau, d’une opulente fortune. Beaumarchais est coutumier des procès qu’il intente ou qui lui incombent, ses pamphlets sont devenus une marque de fabrique. En 1774 et 1775 en Angleterre, il se fait agent secret pour le compte de la couronne, mais l’année 1775 est avant tout celle du Barbier de Séville, une pièce au ressort comique et aux réparties impertinentes. Suivra en 1778, la suite des aventures de Figaro : La folle journée ou le mariage de Figaro. Derrière le rire et la bonne farce, Beaumarchais annonce des temps nouveaux, emprunts de liberté et la fin des privilèges, la pièce est un succès. En 1777, il lutte en faveur de l’indépendance des États-Unis et sert d’agent entre les « Patriots » et la France, on lui doit, la même année, la création et la reconnaissance des droits d’auteurs. En 1786, Beaumarchais se marie pour la troisième fois. En 1790, il est du côté de la Révolution, mais comme tant d’autres, poursuivit par la terreur, il est contraint à l’exil et ne revient en France que 6 ans plus tard. Il meurt à Paris en 1799. Les noces de Figaro et Le barbier de Séville ont inspiré deux illustres opéras, l’un composé par Mozart en 1785, l’autre par Rossini en 1816.

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