CONSTANT Benjamin
Écrivain

« Prions l’autorité de rester dans ses limites ; qu’elle se borne à être juste. Nous nous chargerons d’être heureux » , ces propos tirés d’un discours prononcé en 1819, résume bien la pensée de Benjamin Constant. Né à Lausanne le 25 octobre 1767, il est naturalisé français en 1798. Homme politique, républicain favorable au régime parlementaire, il s’oppose au régime de Bonaparte et lutte contre toute forme de despotisme. Auteur de 3 romans : "Adolphe" (1816), "Le cahier rouge" (1807) et "Cécile", ouvrage posthume (1851). Il meurt le 8 décembre 1830 à Paris.
Les amours tumultueuses de Benjamin Constant et Madame de Staël sont restées dans les annales. Ce véritable vaudeville, accompagné de scènes de ménage explosives d’une endurance exceptionnelle, dure 16 années. Le grand homme rencontre la belle, en Suisse, en 1794, elle l’éblouit par sa conversation éclairée, il lui fait une cour assidue une saison entière, Madame ne cède pas. Au bord du gouffre, Constant joue son va-tout en tentant de se suicider ! Madame de Staël s’émeut de tant d’effusion et abdique. Leur bonheur dure peu de temps. De retour à Paris, Benjamin Constant délaisse sa conquête pour la politique et surtout pour la belle Julie Talma puis Anna Lindsay. La baronne ne lâche rien dès lors qu’elle lui a cédée, s’ensuivent moult disputes, pardons, séparations puis retours… L’histoire se corse lorsque le politicien décide d’épouser Charlotte de Hardenberg en secret. Lorsque la baronne l’apprend, c’est le drame mémorable ! Constant, le pleutre époux, accepte d’entretenir l’illusion au Salon de Madame Staël durant une saison puis retrouve son épouse. Hélas l’amour ne connaît pas de loi, sitôt libéré des griffes de la baronne, il succombe au charme de Madame Récamier.

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