ÉLUARD Paul
Poète

Paul Éluard est né en 1895 à Saint-Denis. Poète lié, dès l’origine, au mouvement surréaliste d’André Breton, ami avec Louis Aragon et Pablo Picasso ainsi que Max Ernst, il tente avec sa poésie de libérer le langage et les mots. Durant la seconde guerre mondiale, il entre en résistance et devient le grand poète de la liberté. Il publie de nombreux recueils de poésies notamment Le capital de la douleur en 1926, Les mains libres en 1937 avec les dessins de Man Ray, Au rendez-vous allemands (poèmes de guerre) en 1944 et Le Phoenix en 1951. Après une vie dédiée à la poésie, l’amour et la fraternité entre les peuples, Éluard s’éteint le 18 novembre 1952.
Pour en savoir d'avantage sur le couple Éluard, vous pouvez consuler le billet : Les amants du Père Lachaise
Soigné en Suisse contre la tuberculose, il rencontre la belle Gala qui devient sa muse et son épouse en 1916. Engagé sur le front en 1914, il fait l’effroyable expérience de la guerre. En 1918, il se rapproche du mouvement Dada, puis en 1919, il rencontre André Breton, Philippe Soupault et Louis Aragon, et deviendra l’un des chefs de file du mouvement surréaliste. Max Ernst rencontre le couple en 1921, Éluard et Ernst travaillent ensemble, Gala devient le modèle et l’amante du peintre. En 1924, Éluard entreprend dans le plus grand secret un tour du monde. À son retour, il réintègre le groupe surréaliste et collabore avec André Breton, Benjamin Péret et René Char puis il publie le recueil le Capital de la douleur dédié à Gala qui le quitte en 1928 pour Salvador Dali. C’est alors qu’entre dans la vie du poète, Nusch, acrobate et modèle, qui deviendra sa muse et son épouse en 1934 . Exclu du parti communiste en 1933, il prend fait et cause pour le mouvement républicain espagnol et s’implique davantage dans la politique. En 1938, il rompt avec André Breton puis dès 1940 il met sa poésie au service de la résistance et fait paraître le recueil Poésie et liberté. Nusch meurt en 1946, laissant Éluard au bord du précipice. Il rencontre sa dernière épouse Dominique qui saura lui redonner goût à la vie. Le poète de la liberté et de l’amour meurt le 18 novembre 1952 à Charenton le Pont.

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