FABIEN (Colonel)
Résistant

Le héros de la résistance Pierre Georges dit “le colonel Fabien” est né le 21 janvier 1919 à Paris. Millitant communiste, on lui attribue le premier attentat contre un militaire des troupes d'occupation en août 1941. Responsable des FTP pour le sud de Paris, il participe activement à la libération de Paris en août 1944. Il trouve la mort dans l'explosion d'une mine en Alsace le 27 décembre 1944. En son honneur, une place et une station de métro parisienne portent son nom.
Pierre Georges dit colonel Fabien ou Frédo adhère au Parti communiste et s'engage dans les Brigades internationales en 1936. Blessé et malade il rentre en France en juin 1938, et occupe une place d’ouvrier dans les établissements Breguet. Interné comme militant communiste fin 1939, il s'évade en juin 1940. A Paris il a pour mission de recruter, de former et d'encadrer des combattants choisis au sein des Jeunesses communistes. Après mars 1942 et l'élimination quasi complète des premiers combattants, l'Organisation spéciale devient les Francs-tireurs et partisans les FTP. Le 21 août 1941, seul, Pierre Georges réalise le premier attentat contre les troupes d'occupation allemandes. L’une des plus grandes figures du PC français, Marcel Cachin condamne cet attentat ansi que d’importantes figure de la résistance. En mars 1942, dans le Doubs il met sur pied un des premiers maquis FTP. Dénoncé, et blessé à la tête, il parvient à s'enfuir. De retour à Paris en novembre 1942, il se cache, mais il tombe dans un contrôle. Il est condamné à mort. Au lieu d'être exécuté, il est transféré au fort de Romainville en attente de deportation mais parvient à s’évader en mai 1943. Dans les Vosges, de Haute-Saône et du Centre-Nord, Il participe à l'organisation de maquis. C'est à cette époque que Pierre Georges adopte le pseudonyme de « colonel Fabien » . Responsable FTP pour le sud de Paris il participe à la libération de Paris en août 1944. À l'automne il rassemble un groupe de cinq cents hommes pour continuer la lutte avec les forces françaises et alliées. Pierre Georges ne posera pas le pied en Allemagne, il est tué par l'explosion d'une mine qu’il tentait de désamorcer près de Mulhouse.

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