NERVAL (de) Gérard
Poète

Le poète romantique par excellence, Gérard de Nerval, est né le 22 mai 1808 à Paris. Il est l’auteur du recueil de nouvelles Filles du Feu en 1854, des sonnets hermétiques et symboliques Les Chimères en 1854 puis Aurélia en 1855, une quête amoureuse onirique et mystique. La poésie de Nerval navigue entre rêve et réalité, ésotérisme et mysticisme. Adulé par les surréalistes, le poète fragile et dépressif se suicide à Paris le 26 janvier 1855.
Gérard de Nerval est la figure même du poète maudit, victime d’hallucinations et de dédoublement de personnalité. Ces troubles nourrissent son œuvre. Il tire de sa relation platonique avec la comédienne Jenny Colon le recueil en prose Aurélia, un récit hallucinatoire naviguant entre les limbes du rêve et de la réalité où Aurélia idolâtrée s’identifie tantôt comme la mère morte de Nerval ou la Vierge Marie. Interné à plusieurs reprises pour des crises de folie, Nerval seul et désargenté peine à faire face, traînant sa mélancolie dans les bas-fonds de Paris. On le retrouve au petit matin du 26 janvier 1855, pendu aux barreaux d’une plaque d’égout. Méconnu de ses contemporains, Guillaume Apollinaire fut l’un des premiers à reconnaître son génie mystique. Plus tard, André Breton fera référence et allégeance à l’auteur d’Aurélia dans le premier manifeste surréaliste en 1924.

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