SAINT-SIMON (de) Claude Henri
Économiste

Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon est né à Paris le 17 octobre 1760. Héritier de la pensée de d’Alembert et de Benjamin Franklin, il est le fondateur du saint-simonisme, une doctrine qui préconise la gouvernance de la France par les esprits éclairés et fraternels des industriels, des scientifiques et des intellectuels à l’instar de la monarchie de l’ancien régime. Sa pensée inspire nombre de philosophes et préfigure l’idéologie socialiste. Il meurt à Paris le 19 mai 1825.
Issu d’une famille aristocratique, le jeune Claude-Henri de Rouvroy de Saint-Simon prend fait et cause pour la libération des Etats-Unis et s’engage dans l’armée aux côtés de Lafayette et de Rochambeau. Rentré en France en 1793, après un séjour en Jamaïque, il est nommé maître de camp au régiment d'Aquitaine où il suit les cours du mathématicien Gaspard Monge. Pendant la Révolution Française, il choisit d’abandonner sa particule. Installé à Paris en 1798, il suit des cours de physique, de biologie et de physiologie. En 1803, il écrit les Lettres d'un habitant de Genève à ses contemporains dans lequel il élève la science au rang de religion. Saint-Simon élabore une doctrine dans laquelle le progrès de la société prend source directement dans l’action de l’industrie, des sciences et le travail des intellectuels, réduisant considérablement le rôle de l’état. Dans son ouvrage « l’industrie » le penseur évoque le positivisme dont Auguste Comte, son ancien secrétaire et collaborateur, développera le concept. En 1825 Saint-Simon met la touche finale à sa grande œuvre : Le Nouveau Christianisme qui se résume par « l’amélioration du sort moral, physique et intellectuel de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre ». Abolition des privilèges, égalité entre les sexes, développement du crédit tels étaient les grands principes de base de cette œuvre. Saint-Simon eut de nombreux adeptes et sa pensée influença grandement Auguste Comte et Karl Marx.

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